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L'ancienne gare

Le développement du chemin de fer en Vendée

Repères chronologiques :

1804 : 1ère ligne de chemin de fer inaugurée en Angleterre

1830 : 1ère ligne de chemin de fer inaugurée à Saint Etienne

1843 : début des travaux des lignes vers l’ouest du pays

Jusqu’en 1846 : les grandes banques assurent des efforts financiers afin de prendre part à l’essor du réseau ferré français.

1851 : inauguration de la ligne Paris-Nantes

 

A l’époque déjà, vers 1870, une chaloupe assurait les traversées entre l’Ile d’Yeu et Fromentine puis, le transport des marchandises et des personnes s’effectuait ensuite en voiture à chevaux.

 

Nombreux rouliers et messagers (notamment les frères Burgaud de la Barre) faisaient la liaison avec Challans chaque mardi. Ils accomplissaient des missions et commissions particulières (pharmacie, épicerie fine, fer, ciment, bois…).

 

Vers la fin du XIXème siècle, quelques segments de voie ferrée sont construits dans la région. Ces lignes passent notamment par Challans et Machecoul mais le mauvais état des routes entre Notre Dame de Monts et ces villes n’incite pas la population à les emprunter.

 

Le premier train de Vendée atteint la côte à hauteur de la Barre de Monts en 1896, il s’agit de la ligne Challans-Fromentine via les Quatre Moulins, Saint Gervais et Beauvoir sur Mer. Les gares sises sur le passage sont alors des baraquements en bois avec les rails à hauteur du plancher.

 

La Compagnie des Chemins de Fer de l’Etat entreprit la construction d’un réseau ferré à voie étroite et créa « les Tramways de la Vendée » qui aboutirent à un maillage assez serré sur le département de la Vendée.

 

L'arrivée du train à Notre Dame de Monts

Le calendrier de réalisation à Notre Dame de Monts fut le suivant :

1904 : étude du tracé de la voie et emplacement de la gare par le Conseil Municipal.

1907 : le Conseil Municipal demande que la voie ne passe pas à proximité de l’église ; en cause, l’état douteux de solidité du clocher serait fragilisé.

1918 : le Conseil Municipal, les habitants et les réseaux ferrés trouvent enfin un compromis.

1920 : le terrain communal est vendu à la Société des Tramways de la Vendée.

14 juillet 1925 : inauguration de la gare et de la ligne de tramway à Notre Dame de Monts.

 

Le « Petit Train » assure alors sa mission de service public :

  • désenclavement des campagnes,
  • transport des populations et marchandises (import de céréales, bois de la Nièvre pour le sabotier ; export de pierre du Pont d’Yeu et sable des dunes)
  • acheminement du courrier,
  • acheminement des premiers baigneurs.

 

En 1924, est créée la ligne Bourgneuf en Retz-Les Sables d’Olonne. Les gares précédemment édifiées sur cette ligne sont alors détruites et reconstruites en dur avec un logement pour le chef de gare. La gare de Notre Dame de Monts est construite sur ce principe.

C’est en 1925 aussi qu’apparaissent les premières automotrices mais les locomotives, plus puissantes, continueront leur service.

Le courrier parvenant plus facilement grâce au réseau ferré, Notre Dame de Monts dû se doter d’un facteur, poste qui reviendra en 1927 à Monsieur Barreteau parfait connaisseur du marais.

En 1929, la commune verra l’ouverture de la première agence postale chez Madame Renaud, rue de Saint Jean près de l’actuel Hôtel du Centre.

En 1940, le « Petit Train » amènera à Notre Dame de Monts un fort contingent de réfugiés ardennais et acheminera les matériaux néces-saires à la construction du Mur de l’Atlantique.

En 1949, subsiste une timide desserte (arrivée de l’automobile).

En 1950, la Compagnie des Chemins de fer jugeant cette ligne peu rentable et dépassée décide de la fermer. On démonte alors les tra-verses qui seront vendues aux entreprises et particuliers de la région.