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La conquête du littoral

La conquête des bandes littorales

Jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, les franges maritimes, entendons les bandes littorales, constituent des territoires inhospitaliers soumis aux aléas climatiques (tempêtes, inondations…).

Perçu de façon négative en raison des nombreux dangers qu’il abrite, le littoral est alors exclusivement considéré comme un lieu de travail consacré à la pêche.

Or, cette mauvaise image du bord de mer va connaître une évolution sensible au tournant du siècle, principalement sous l’effet de nouvelles recommandations médicales.

 

L’essor des bains de mer

Conséquences de la Révolution industrielle que rencontrent les sociétés d’Europe occidentale, le bruit, la pollution de l’air et, d’une manière plus générale, l’insalubrité des villes, encouragent les médecins à réfléchir à des remèdes pour y pallier.

Parmi les solutions imaginées, la fréquentation du littoral leur apparaît recommandée en raison de la qualité de l’air (les usines y sont absentes) et surtout de la pratique des bains de mer parée de nombreuses vertus thérapeutiques (notamment leurs usages vivifiants contre les rhumatismes).

Cette nouvelle perception du littoral se trouve par ailleurs renforcée avec le courant romantique célébrant la beauté de l’Océan.

 

Une politique de conquête du littoral

Fort de cette nouvelle perception du littoral, l’Etat entreprend de l’aménager afin de répondre aux nouvelles attentes des citoyens.

En 1810, Napoléon I promulgue un décret pour coloniser l’espace dunaire : de vastes campagnes de plantations de pins maritimes et de stabilisation des dunes permettant de transformer ces terrains dangereux et envahissants en espaces stables et disponibles pour accueillir la population.

Cette politique de conquête de l’espace dunaire est poursuivie tout au long du siècle, notamment sous Napoléon III qui mène une politique active de plantation de pins.

Le changement de la perception du bord de mer et la colonisation de l’espace dunaire qui l’accompagne constituent les principaux facteurs responsables de la conquête des bandes littorales. Toutefois, à ces deux éléments s’en ajoute un troisième qui a également joué un rôle moteur dans la transformation des littoraux.

 

L’apparition du chemin de fer

Accompagnant la Révolution industrielle que rencontrent les sociétés occidentales au XIXème siècle, le chemin de fer se développe en France à partir de la première moitié du siècle.

A l’origine, le réseau ferré qui se constitue n’a pas pour dessein de desservir les stations balnéaires en pleine maturation.

Néanmoins, avec la maîtrise des contraintes physiques de ces espaces et l’engouement naissant pour ces sites, le réseau ferroviaire est adapté pour en assurer la desserte.

Cette opération est relativement aisée puisqu’il suffit de réaliser des prolongations de voies à partir du réseau existant.

A l’échelle locale, Notre Dame de Monts est desservie par le train à partir de 1925 (pour plus d’information, rendez-vous sur la page consacrée à l'ancienne gare).

 

De façon sommaire, la transformation de la commune en site balnéaire a suivi la chronologie suivante :

  •    1850 : première plantation de pins maritimes,
  •    1868 : première route reliant le bourg à la grève,
  •    1872 : création d’un premier lotissement en bordure de plage,
  •    1925 : arrivée du train à Notre Dame de Monts.

 

Cependant, le développement balnéaire de Notre Dame de Monts s’est effectué progressivement, au gré des cessions de terrains par l’Etat.

C’est la raison pour laquelle Notre Dame de Monts ne présente que partiellement l’architecture de la nouvelle ville, référence de la ville balnéaire.